« Épouse moi mon pote » : comédie homophobe de l’année !

 » Vulgaire et laid, le film de Tarek Boudali est aussi homophobe et misogyne. »

 

Yassine (Tarek Boudali) est un jeune étudiant marocain qui réalise son rêve : venir à Paris pour étudier l’architecture. Il prépare avec confiance son concours mais le jour J, une gueule de bois l’empêche de se rendre à l’examen. Sans diplôme et sans visa, il se retrouve en situation illégale quand une idée lui traverse l’esprit : demander à son meilleur ami de l’épouser. Tout semble rentrer dans l’ordre mais c’est compter sans l’obstination d’un inspecteur qui, suspectant un mariage blanc, ne lâchera pas le jeune couple d’une semelle. Les deux amis sont déterminés à devenir un couple convaincant en s’emparant des codes « gay ». On le sait bien, les homosexuels aiment les petits chiens, les marinières et le shopping, il n’y a qu’à adopter la panoplie pour être crédible.

Les clichés les plus éculés défilent. Homophobie, misogynie (les femmes rondes et âgées en prennent aussi plein la figure), tout est prétexte à se moquer. Épouse-moi mon pote appartient au genre désormais bien fourni qu’est la comédie à l’ère de Cyril Hanouna.

Dès que l’affiche et la bande-annonce ont été découvertes, des critiques ont été avancées sur les clichés véhiculés dans ce film.

Le président de SOS Homophobie, Joël Deumier, s’est exprimé sur BFMTV et avance que « les blagues qui sont faites tendent à surfer sur les stéréotypes qu’on a sur les homosexuels ». « On ramène par exemple beaucoup les situations au sexe. Il y a une réplique où on dit aux deux personnages, ‘ce soir vous allez sabrer le champagne’, et ils répondent ‘non on va plutôt sabrer des b…’. Il faut bien se rappeler qu’un des stéréotypes associés à l’homosexualité, c’est l’hyper-sexualisation. Et ça, ce n’est jamais associé à l’hétérosexualité », poursuit-il. Pour lui, est aussi véhiculé dans ce film le « stéréotype de la folle ».

 « On en revient toujours à la caricature de l’homosexuel efféminé et obsédé sexuel. On peut rire de beaucoup de choses… quand c’est drôle! Quand c’est simplement de la paresse intellectuelle et des clichés identiques à ceux d’il y a quarante ans, ce n’est pas amusant », affirme quant à lui auprès de 20 Minutes Didier Roth-Bettoni, auteur de « L’Homosexualité au cinéma ».

Tristan Lopin demande, dans une vidéo postée le 25 octobre sur Youtube, si « on peut arrêter les clichés ». « C’est bien connu, les homosexuels se baladent toujours dans la rue avec des plumes dans le cul, des cheveux couleur de licorne en laissant une petite traînée de paillettes multicolores, tout le monde le sait », ironise-t-il. « Du coup ils font des trucs de gays, on les voit faire du shopping dans des magasins, des sex-shops pour s’acheter des gros godemichets ».

 

Sources : http://www.huffingtonpost.fr/2017/10/26/le-film-epouse-moi-mon-pote-accuse-de-vehiculer-des-cliches-sur-lhomosexualite_a_23256596/  et http://www.lemonde.fr/cinema/article/2017/10/30/epouse-moi-mon-pote-comedie-a-l-ere-d-hanouna_5207791_3476.html
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« Il faut se débarrasser des gays pour purifier le sang tchétchène », déclare Ramzan Kadyrov !

Interrogé sur « les présumés arrestations, enlèvements et tortures d’homosexuels en Tchétchénie »,Ramzan Kadyrov assure que, dans la république du Caucase, « [ils n’ont] pas de gens comme cela ». Trois mois après les révélations concernant les persécutions dont sont victimes les homosexuels tchétchènes, le président de cette république de la Fédération de Russie a accepté d’évoquer brièvement ce sujet, lors d’un entretien réalisé vendredi 14 juillet avec un journaliste de la chaîne câblée américaine HBO.

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Le chef d’Etat, allié de Vladimir Poutine, visiblement agacé par la question du journaliste, poursuit : « S’il y a des gays [en Tchétchénie], emportez-les au Canada. Plaise à Dieu, prenez-les pour qu’on n’en ait pas ici. Pour purifier notre sang. S’il y en a, prenez-les. » 

« Ils sont le diable. Il faut s’en débarrasser, ce ne sont pas des hommes », reprend le président tchétchène : « Dieu les punisse pour ce dont ils nous accusent. Ils devront en répondre devant le Tout-Puissant », ajoute-t-il, niant ainsi les persécutions révélées en avril par une enquête du journal russe d’opposition Novaïa Gazeta.

Les persécutions continuent

Les persécutions contre les homosexuels, qui avaient cessé durant le ramadan, ont repris en Tchétchénie, a affirmé l’ONG Russian LGBT Network, le 1er juillet. « Des dizaines de personnes nous contactent sur notre hotline. Elles nous disent qu’on essaie d’accuser les gays sous de fausses preuves, qui vont du cambriolage au terrorisme. Cela se passe maintenant. C’est tout récent », s’est inquiété Igor Kochetkov, le directeur du réseau LGBT russe, lors d’une visite à Paris.

Selon Novaïa Gazeta, plus de cent homosexuels ont été arrêtés ces derniers mois en Tchétchénie, où les autorités ont incité leurs familles à les tuer pour « laver leur honneur ». Toujours selon le journal, au moins deux personnes ont été assassinées par leurs proches et une troisième est morte des suites d’actes de torture.

Le président du réseau LGBT russe assure pour sa part que « six gays ont été tués » dans cette république conservatrice et musulmane. Il chiffre à « 300 à 400 » le nombre d’homosexuels tchétchènes à avoir été détenus et torturés dans des lieux non officiels, comme des écoles abandonnées ou des garages. Entre « 60 et 70 » d’entre eux ont été « exfiltrés » dans d’autres provinces russes, dont 14 ont depuis lors été admis dans des pays étrangers avec « visa humanitaire et asile garanti », a-t-il affirmé. L’un d’entre eux est notamment arrivé fin mai en France.

Source : France Info.

La police turque a violemment dispersé la Gay Pride à Istanbul !

Un scénario tristement violent qui, comme en 2015 et 2016, semble être voué à se reproduire encore et encore dans cette ville pourtant très cosmopolite et ouverte sur le monde.

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Selon l’AFP et ITV, la police turque a fait usage de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants de la Gay Pride, dimanche 25 juin, sur la place Taksim.

Les autorités locales avaient pourtant interdit cette marche, tout comme les années précédentes, sous couvert de préserver “l’ordre public” et “la sécurité des touristes” dans la plus grande ville turque.

Des avocats travaillant avec les organisateurs de la marche seraient même en détention provisoire.

Sur Facebook, ces mêmes organisateurs ont écrit que l’un de leurs avocats avait subi de “mauvais traitements” dans un véhicule de police. Ils ont aussi confirmé qu’au moins 10 personnes ont été arrêtées, mais il est pour le moment difficile de savoir s’ils vont devoir passer devant le juge ou non.

Les marches des fiertés LGBT+ sont organisées depuis maintenant 13 ans à Istanbul. Mais la dernière a avoir été officiellement autorisée fut celle de 2014. Cette dernière marche sans accrocs avait réuni 100000 personnes. Elle reste encore aujourd’hui la gay pride la plus grande de l’histoire d’un pays à majorité musulmane.

Rappelons que l’homosexualité n’est pas illégale en Turquie même si l’homophobie y reste très répandue.

Source : https://www.codesdegay.com