Quitter Paris pour Montréal !!

Aujourd’hui avec Camille (https://www.youtube.com/channel/UCaaM57ky7I7NRR-4oeIocAQ), on a eu un petit débat sur le fait de s’expatrier au Québec, on y donne pleins de conseils et d’anecdotes !
Alors fait toi un petit thé et installe toi confortablement !

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Malte autorise le mariage des couples de même sexe !

Le plus petit Etat de l’Union européenne devient ainsi le 25e pays à ouvrir le mariage aux couples homosexuels et le 15e en Europe.
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A la quasi-unanimité, les députés maltais ont adopté mercredi 12 juillet une loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe, trois ans après la création d’une union civile. Plus petit Etat de l’Union européenneMalte devient ainsi le 25e pays à ouvrir le mariage aux couples homosexuels et le 15e en Europe.

La principale force d’opposition, le Parti nationaliste (PN), s’était prononcée pour la nouvelle loi. Un seul de ses membres a voté contre, expliquant que, malgré la séparation de l’Eglise et de l’Etat, sa conscience ne lui permettait pas de donner son aval.us les couples.

Le premier ministre travailliste, Joseph Muscat, a qualifié le vote d’« historique »« Cela montre que notre démocratie et notre société ont atteint un certain degré de maturité et que nous pouvons tous dire que nous sommes égaux », a-t-il déclaré après l’adoption du texte. M. Muscat avait promis que cette loi serait la première de son nouveau mandat, pendant les élections législatives de juin qui l’avaient reconduit malgré des accusations de corruption contre son entourage.

Une voix contre

 

L’adoption de la loi constitue une révolution dans ce pays de 430 000 habitants où le catholicisme est religion d’Etat, où le divorce n’a été autorisé qu’en 2011 et où l’avortement reste illégal.

Depuis 2014, 141 couples ont conclu une union civile à Malte et 22 ont fait enregistrer de cette manière un mariage conclu à l’étranger.

Source : Le monde

Nos visages révèlent si nous sommes riches ou pauvres

Une étude menée par des psychologues suggère que nous pourrions deviner avec fiabilité si quelqu’un est plus riche ou plus pauvre que la moyenne simplement en regardant son visage neutre, sans aucune expression.

Des indices faciaux subtils pourraient permettre à d’autres de déterminer si vous êtes plutôt « riche », ou plutôt « pauvre » dès la première impression selon une étude qui note au passage que ceux qui ont une apparence « riche » sont plus susceptibles de réussir leurs entretiens d’embauche. Tout aussi intéressant, les chercheurs ont découvert que cette capacité à « lire » la classe sociale d’une autre personne ne peut se faire que lorsque le visage de cette personne est neutre. En d’autres termes, si vous souriez ou exprimez quelconque expression, il serait alors impossible de lire votre classe sociale.

Pour en arriver à de telles conclusions, les chercheurs ont séparé deux groupes de participants, principalement des étudiants. Le premier devait observer le second et vice-versa. En utilisant un revenu familial moyen de 57,000 £ à titre de référence, les chercheurs ont alors classé les étudiants bénévoles avec un revenu familial inférieur à 46 000 £ en tant que « pauvres ». Ceux dont les revenus familiaux dépassaient les £ 77,000 ont été classés comme « riches ». Chaque volontaire posait ensuite sur des photos avec une expression neutre sur le visage.

Les étudiants qui observaient furent ensuite invités à n’utiliser que leur instinct pour décider lesquels étaient riches ou pauvres simplement en regardant leurs visages. Ils ont alors pu déterminer quel élève appartenait au groupe riche ou pauvre à un niveau d’exactitude qui dépasse de loin les chances aléatoires pour les chercheurs. « Ce que nous observons, c’est que les élèves de 18 à 22 ans ont accumulé une expérience de vie suffisante qui a visiblement changé et façonné leur visage au point que vous puissiez dire à quelle classe socio-économique ou sociale ils appartiennent ». Cette capacité ne s’applique qu’aux visages « sans expression » et non lorsque les gens sourient ou expriment des émotions. Celles-ci masquent en effet les marques subtiles laissées par les expériences de vie passées.

« Il existe des neurones dans le cerveau qui se spécialisent dans la reconnaissance faciale. Le visage est la première chose que vous remarquez lorsque vous regardez quelqu’un. Nous sommes en quelque sorte calibrés pour reconnaître ses différences subtiles gravées sur nos visages », note Nicholas Rule, psychologue à la Faculté des arts et des sciences de l’Université de Toronto et principal auteur de cette étude. « La plupart des gens ne sont pas conscients de cette capacité à “lire” les visages des autres. La prochaine étape consistera à étudier des groupes de personnes plus âgées pour voir si les modèles de repères faciaux deviennent encore plus évidents à mesure que le temps passe.

Aller uriner avant l’amour ? Mauvaise idée !

Souvent, avant de se lancer dans une relation sexuelle, on peut être tenté d’aller faire un petit tour aux toilettes histoire d’être plus à l’aise. Pourtant, se vider la vessie avant l’amour peut être à risque et causer l’infection de la cystite. 

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C’est David Kaufman, urologue aux États-Unis, qui affirme que se vider la vessie avant de faire l’amour augmente le risque de contracter une cystite, la plus fréquente des infections urinaires qui se traduit par une inflammation de la vessie. La raison est en réalité simple : si l’on va aux toilettes avant l’amour, à priori, on n’y retourne pas après. Et ne pas uriner après l’amour ouvre grand la porte à des bactéries comme E. coli et autres microbes. Pour l’urologue, il s’agit là de « la première cause d’infections post-coïtales de l’appareil urinaire, connues également sous le nom de ‘cystites de la lune de miel’« , comme il le déclare dans une interview donnée au Huffington Post.

Ce risque est bien plus élevé pour les femmes que pour les hommes (la cystite touche une femme sur deux), et ce pour des raisons anatomiques : l’urètre mesure entre 20 cm et 25 cm chez l’homme, seulement 4 cm chez la femme. De plus, au cours d’un rapport vaginal, les mouvements de l’homme facilitent le déplacement des bactéries de la partie basse du vagin vers l’urètre. « Les bactéries ont des petits poils constitués de protéines qui fonctionnent comme des harpons. Ils peuvent ainsi se fixer à l’entrée de l’appareil urinaire » explique David Kaufman.

Pour éviter cela, l’urologue conseille de se retenir d’uriner jusqu’à la fin du rapport, et dans l’idéal de boire un grand verre d’eau. « Plus votre système urinaire est résistant, plus vous avez de chances d’expulser les bactéries. » S’il n’est pas possible de se retenir avant, il faut boire après. « N’importe quel liquide fera l’affaire, vous n’êtes pas obligé de boire de l’eau. Un verre de vin blanc, c’est très bien aussi. L’important, c’est que le volume de la vessie augmente. » Prendre une douche est également conseillé si l’on na pu se retenir avant. « Je conseille à mes patient(e)s de prendre une douche, s’ils veulent vraiment faire quelque chose avant un rapport sexuel. Il faut bien se laver les grandes lèvres et la zone périanale, pour éliminer un maximum de bactéries dangereuses« .

Combien de fois par mois l’homme doit-il éjaculer pour garder la santé ?

Une étude américaine indique aux hommes le nombre idéal d’éjaculations à avoir chaque mois afin de garder une santé de fer et éviter certaines maladies telles que le cancer de la prostate.

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Le cancer de la prostate est la troisième cause de mortalité chez l’homme, juste derrière le cancer du poumon et le cancer colorectal. Il s’agit du cancer masculin le plus diagnostiqué en France comme dans le reste du monde occidental. Chaque année dans notre pays, environ 50 000 personnes sont touchées par cette maladie pour près de 10 000 décès.

Il est pourtant possible d’en réduire les risques, les médecins préconisant la pratique du sport, une alimentation équilibrée et saine ainsi que des dépistages réguliers. Cependant, des chercheurs de l’University of Public Health de Boston (États-Unis) ont trouvé un autre moyen de prévention.

Une enquête a été menée sur 32 000 hommes quant à leurs habitudes sexuelles. « Nous avons constaté que les hommes qui signalent des résultats plus élevés en terme de fréquence d’éjaculation à l’âge adulte sont moins susceptibles d’être diagnostiqués par la suite avec un cancer de la prostate », a expliqué Jennifer Rider, meneuse de l’étude parue dans la revue European Urology en décembre 2016.

Un nombre mensuel idéal d’éjaculations a été fourni par les chercheurs. En ayant 21 éjaculations chaque mois, il serait alors possible de réduire de 33 % les risques de cancer de la prostate. La pratique jouerait un rôle prépondérant dans l’évacuation de certaines toxines, mais les chercheurs relativisent tout de même et indiquent que le meilleur moyen de rester en bonne santé est de faire du sport et d’avoir une bonne hygiène alimentaire.

Sources : Gentside – GQ Magazine – La Presse.ca

La Pride de Marseille sérieusement menacée….

La municipalité a coupé les subventions, faute de budget. Les organisateurs dénoncent des « contraintes prohibitives ».

[Edit, vendredi 7 juillet : Après une réunion jeudi avec les services impactés (Préfecture de police, municipalité, etc.), les organisateurs ont bon espoir de parvenir à un compromis avec la Préfecture et réclament toujours « un engagement politique fort de la Ville de Marseille ».]

Après un simple rassemblement statique contraint l’année dernière, la Pride de Marseille est-elle en voie d’extinction ? La perspective d’une Marche fière et heureuse cette année devient de plus en plus incertaine compte tenu du fait que la Ville de Marseille a annoncé son intention de ne pas subventionner la Pride comme elle l’avait pourtant fait en 2015 et 2016. Faute de budget, la municipalité exige des organisateurs qu’ils prennent en charge la sécurisation des lieux. Montant de la facture ? 10.000 à 12.000 euros. Un refus appuyé par le fait que, selon la mairie de la cité phocéenne, la Marche n’est autre qu’un « événement festif » et non une « marche revendicative« .

Dans un communiqué, les organisateurs de la Pride Marseille ont dénoncé l’attitude de la mairie et ses exigences pour sécuriser le cortège :

Les contraintes que l’on nous impose sont prohibitives, en particulier l’exigence de 12 camions que nous devons trouver pour bloquer les rues.

Dans un contexte d’état d’urgence permanent et d’une menace terroriste élevée, les organisateurs avaient pourtant bien anticipé les questions de sécurité. Mais ils se heurtent à la rigidité de la municipalité qui, à leurs yeux, « semble peu soucieuse de l’organisation » de la Pride :

Nous attendons de notre Maire qu’il s’érige en premier rempart contre les discriminations. Soutenir les personnes LGBT témoignera de sa bonne volonté dans la lutte contre les ostracismes et les intolérances. Il est inimaginable que Marseille soit la seule ville de France qui ne permette pas et ne favorise pas l’organisation d’une Pride, d’une Marche des visibilités conforme à l’esprit et à l’héritage de Stonewall.

Les organisateurs exigent de la municipalité qu’elle apporte au moins son aide pour trouver d’autres moyens de financements, à moins d’un mois d’une Marche qui ne peut pas mourir dans l’indifférence générale :

Marseille est l’une des plus grandes métropoles de ce pays. Elle est un pôle majeur du sud de la France. Elle est observée de tous les coins de la Méditerranée. Marseille doit être à la hauteur de son rêve et de son avenir. N’en doutons pas, les personnes LGBT sont au cœur de cet avenir inclusif.

Réponse aujourd’hui lors d’une réunion du comité de pilotage avec la mairie…

 

Source : Têtu.com

Don du sang par les homosexuels : « Il y a une pénurie et on ferme la porte à toute une catégorie de population »

Alors que l’Etablissement français du sang a un besoin urgent de dons, les hommes homosexuels sont soumis à des conditions très restreintes pour le faire. Des mesures justifiées par des raisons de sécurité, mais qui pourraient être amenées à évoluer.

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« En donnant votre sang, vous pouvez sauver des vies. Don de sang, maintenant c’est urgent. » Le spot publicitaire de l’Etablissement français du sang (EFS) tourne sur les chaînes de télévision et les stations de radio depuis le 1er juillet. « La France ne dispose actuellement que de 80 000 poches de sang quand il en faudrait 100 000 pour assurer les besoins des malades », explique l’ESF à franceinfo. L’épisode caniculaire, qui a touché la France les dernières semaines de juin, aurait ralenti les dons, selon l’établissement.

Mais alors qu’un manque de volontaires est constaté, la collecte n’est pas ouverte à tous : les hommes homosexuels font face à des contraintes drastiques s’ils souhaitent donner leur sang. L’ancienne ministre de la Santé, Marisol Touraine, affirmait au Monde, en 2015, que le don leur serait ouvert de façon progressive. Deux ans plus tard, les associations déplorent toujours le manque d’avancées sur le sujet.

Environ 21 000 donneurs potentiels par an

« C’est une situation très hypocrite, s’emporte Joël Deumier, le président de l’association SOS homophobie, il y a une pénurie de sang et on ferme la porte à toute une catégorie de population qui aimerait en donner. »  L’EFS estime que les hommes homosexuels représentent 21 000 donneurs potentiels en France chaque année. Pour mémoire, en 2015, le nombre de donneurs (femmes et hommes) était de 1,64 million dans le pays.

Les hommes qui ont eu des relations sexuelles avec d’autres hommes peuvent donner leur sang uniquement s’ils sont abstinents depuis au moins douze mois. Une ouverture partielle permise par un arrêté publié le 11 juillet 2016. Avant cela, ils étaient frappés d’une « exclusion permanente ».

« Je ne connais personne qui a donné son sang après s’être abstenu douze mois », ironise Joël Deumier. Au vu des conditions drastiques imposées par l’EFS, il juge une hausse des donneurs depuis l’ouverture partielle « impensable et irréaliste ». Même son de cloche du côté de la Fédération LGBT. « On incite les personnes homosexuelles qui correspondent aux critères à le faire tout de même pour montrer que nous sommes comme les autres », explique Stéphanie Nicot, la présidente de la fédération.

« Cette interdiction partielle est discriminatoire »

Pour atteindre une hausse significative des donneurs, il faudrait ouvrir le don du sang à tous les homosexuels, selon les associations. « On veut que les hommes gays puissent donner leur sang comme les autres”, explique Joël Deumier. Pour lui, le message est clair, il faut se concentrer sur les comportements à risques et non les populations. « Cette interdiction partielle est discriminatoire : on se cache derrière le fait que le taux de personnes infectées par le VIH est supérieur chez les hommes homosexuels, mais ce n’est pas parce qu’on est gay qu’on est automatiquement infecté. »

Pour l’EFS, une ouverture totale est impossible pour des raisons de sécurité : « Selon des études, le taux de séropositivité chez les homosexuels est 60 fois supérieur à la prévalence, c’est-à-dire le nombre de cas de l’ensemble de la population, explique le docteur François Charpentier,  directeur de collecte et de production à l’EFS. Pour les nouvelles contaminations, le taux est 200 fois supérieur à la prévalence. » Si toutes les poches de sang sont testées pour le VIH ou d’autres maladies comme l’hépatite A, il existe une « fenêtre sérologique » où l’infection existe, mais est encore impossible à détecter. Dans le cas du VIH, elle est de douze jours. « Il est difficile de comprendre pourquoi, dans ce cas, le délai d’abstinence est porté à douze mois uniquement pour les hommes homosexuels », reprend Joël Deumier. C‘est un délai totalement arbitraire. »

Selon François Charpentier, des études sont en cours et pourraient faire évoluer cette législation, mais la prudence est de mise. « Donner son sang n’est pas un droit, tandis que les malades, eux, ont droit à la sécurité », estime-t-il. Ce que la Fédération LGBT comprend : « Nous avons donné notre aval à ce que ce droit soit restreint sur une courte période pendant laquelle des vérifications scientifiques permettent de garantir la sécurité », explique Stéphanie Nicot. Ce qui n’est pas encore le cas pour le moment, assure l’ESF. Contacté par franceinfo, le cabinet de la nouvelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn, indique que toute prise de position est prématurée.

La police turque a violemment dispersé la Gay Pride à Istanbul !

Un scénario tristement violent qui, comme en 2015 et 2016, semble être voué à se reproduire encore et encore dans cette ville pourtant très cosmopolite et ouverte sur le monde.

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Selon l’AFP et ITV, la police turque a fait usage de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants de la Gay Pride, dimanche 25 juin, sur la place Taksim.

Les autorités locales avaient pourtant interdit cette marche, tout comme les années précédentes, sous couvert de préserver “l’ordre public” et “la sécurité des touristes” dans la plus grande ville turque.

Des avocats travaillant avec les organisateurs de la marche seraient même en détention provisoire.

Sur Facebook, ces mêmes organisateurs ont écrit que l’un de leurs avocats avait subi de “mauvais traitements” dans un véhicule de police. Ils ont aussi confirmé qu’au moins 10 personnes ont été arrêtées, mais il est pour le moment difficile de savoir s’ils vont devoir passer devant le juge ou non.

Les marches des fiertés LGBT+ sont organisées depuis maintenant 13 ans à Istanbul. Mais la dernière a avoir été officiellement autorisée fut celle de 2014. Cette dernière marche sans accrocs avait réuni 100000 personnes. Elle reste encore aujourd’hui la gay pride la plus grande de l’histoire d’un pays à majorité musulmane.

Rappelons que l’homosexualité n’est pas illégale en Turquie même si l’homophobie y reste très répandue.

Source : https://www.codesdegay.com

« Faut-il brûler les homos ? » Quand la une d’un journal marocain dépasse les limites.

La stupidité humaine n’a-t-elle réellement aucune limites ? « Faut-il brûler les Homos? » : cette une scandaleuse et saugrenue du journal marocain « Maroc Hebdo » a retourné l’actualité. Les réseaux sociaux ne sont pas restés inertes face à cette une virulente et ouvertement homophobe. Les internautes, autant adeptes de Twitter que de Facebook, ont fait savoir leur indignation et leur colère.

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En ce moment même au Maroc, la dépénalisation de l’homosexualité est en pleine discussion et suscite des débats divergents. Et cette une vient illustrer les bornes de la réflexion dont certains individus font preuve.

Jeudi soir, un journal marocain dont le siège se trouve à Casablanca titrait sa une avec des termes d’une violence sans exemple. Ce journal n’a-t-il pas porté atteinte à toute une communauté, outre les frontières marocaines, par les propos qu’il a tenu ? Pour défendre sa position et le titre choisi, le quotidien joue sur  » la morale et les valeurs religieuses ». Dans un pays comme le Maroc où une majeure partie de la population est musulmane, la question de l’homosexualité reste délicate à aborder et crée la cohue. L’homosexualité y est pénalisée: les personnes prises sur les faits sont passibles d’une amende ainsi que d’une peine d’emprisonnement.

D’ailleurs, un procès est en cours à l’encontre de deux hommes qui s’étaient embrassés sur l’esplanade de la « Tour Hassan », après que deux militantes françaises FEMEN aient mené une action similaire pour apporter leur soutien à la communauté homosexuelle marocaine.

Mais,  ces piètres mots alignés de manière à former une question ne sont qu’une incitation à la haine et au meurtre, et c’est ce fait là qui reste des plus déplorables. Les internautes ont détourné le titre, en appelant à « brûler ce torchon qu’est Maroc Hebdo ». Ce journal avait déjà fait polémique, notamment en titrant en 2012 « Le péril noir » en vue de la vague migratoire venant d’Afrique. Qu’un journal puisse être l’emblème de tant de haine est regrettable et prouve encore une fois le décalage entre les évolutions sociétales et les pensées. Il est navrant de voir qu’en 2015, de telles idées farfelues et très controversées existent encore. Gain de cause tout de même: le numéro a été ôté des ventes et le directeur a présenté ses excuses. Mais, ne faut-il pas réfléchir avant d’agir ?

Source : Za-gay.org

Être homosexuel en Tchétchénie veut dire la mort ou l’exil !

 »En Tchétchénie, j’avais le choix entre mentir ou mourir »…

Ilia a les traits tirés par la fatigue. Battu et torturé par des hommes en uniforme militaire, cet homosexuel a fui à Moscou où il vit la peur au ventre. « En Tchétchénie, j’avais le choix entre mentir ou mourir », résume-t-il.

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A 20 ans, il se cache désormais dans une petite maison en briques rouges de la banlieue moscovite, qu’il partage avec cinq autres Tchétchènes ayant eux aussi quitté précipitamment la petite république musulmane du Caucase russe. Tous refusent de révéler leur véritable identité par peur d’être identifiés et traqués.

« Si un de mes proches apprend que je suis homosexuel, il n’hésitera pas une seconde à me tuer », explique à l’AFP l’un d’entre eux, Nortcho. « Et s’ils ne le font pas, alors ils se feront tuer pour ne pas avoir rétabli l’honneur de la famille ».

Si la Russie montre régulièrement un visage homophobe, la question se pose avec une acuité encore plus grande en Tchétchénie, société conservatrice où l’homosexualité, considérée comme un tabou, est un crime passible de mort dans la majorité des familles.
Fin mars, une enquête du journal indépendant Novaïa Gazeta a révélé que les homosexuels sont la cible des autorités locales. Ces accusations sont d’autant plus prises au sérieux que les milices du président Ramzan Kadyrov sont accusées depuis des années d’exactions et d’enlèvements.

Selon le journal, les autorités ont arrêté plus de 100 homosexuels et incité leurs familles à les tuer pour « laver leur honneur », et au moins deux personnes ont été assassinées par leurs proches et une troisième est décédée d’actes de tortures.

Convoqué par le président russe Vladimir Poutine, M. Kadyrov a démenti toute exaction envers les homosexuels en Tchétchénie, qualifiant les articles de « provocateurs ». Son porte-parole assure, lui, que les gays « n’existent pas » dans la république.

Si M. Poutine n’a pas lui même fait de commentaires, son porte-parole Dmitri Peskov a estimé que les accusations « ne se confirment pas », tout en soulignant qu’une enquête était en cours.

La parution de l’enquête a suscité également une vague d’indignation à l’étranger, dont celle de l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, qui s’est dite lundi « troublée » par ces informations.

 »Sursis »

A Moscou, la Ligue LGBT vient en aide aux Tchétchènes en fuite et reçoit « trois à quatre demandes d’aide par jour », selon Olga Baranova, responsable de l’antenne moscovite de cette ONG. Au total, près de 20 personnes en danger ont déjà été exfiltrées à Moscou, dit-elle à l’AFP.

Même s’il est à plus de 1.800 km de Grozny, Ilia continue de sursauter à chaque fois qu’une voiture s’approche de la maison. « En m’aidant, la Ligue m’a donné un sursis mais on finira par me retrouver », murmure-t-il.

En octobre, il a été emmené dans un champ et battu par trois hommes en uniforme militaire. Une immense cicatrice balafre le bas de son visage. « Ils ont tout filmé. Ils m’ont dit que ça finirait sur les réseaux sociaux si je ne payais pas 200.000 roubles (3.350 euros). Je me suis endetté et j’ai payé », raconte-t-il, la voix nouée.
Il a ensuite fui pour Moscou. « Des militaires sont venus voir ma mère et lui ont révélé que je suis homosexuel », confie Ilia. « Je suis terrifié. Je n’ai pas réussi à dormir depuis que je suis parti de Grozny ».

Z. a quitté la Tchétchénie il y a deux semaines. Lui non plus ne dort plus. La peur que sa femme et leur enfant découvrent son homosexualité le hante.

En mars, il a été détenu « dans une prison non officielle » pendant une semaine. « Il y avait d’autres homosexuels dans la cellule, certains avaient été battus », se rappelle-t-il. « Quand ils m’ont relâché, j’ai compris que je devais partir au plus vite ».
Pour Tania Lokchina, de l’ONG Human Rights Watch, « il suffirait d’un coup de fil du Kremlin à Ramzan Kadyrov pour que les arrestations cessent ».

Officiellement, une enquête a été ouverte lundi par le Parquet général. Mais les enquêteurs disent n’avoir reçu « aucune plainte officielle » de victime, selon la déléguée russe pour les droits de l’Homme Tatiana Moskalkova.

« Imaginer que des personnes viennent témoigner sans garantie de sécurité est tout simplement impossible », s’indigne Mme Lokchina. « Les personnes LGBT, déjà extrêmement vulnérables, doivent, en plus des autorités, craindre leurs propres familles », explique-t-elle.

Pour la journaliste de Novaïa Gazeta, Irina Gordienko, menacée de mort par le Grand Mufti tchétchène après son enquête, Ramzan Kadyrov exerce en Tchétchénie une « tyrannie absolue » avec l’accord tacite du Kremlin. « C’est là le coeur du problème: l’impunité des autorités tchétchènes », conclut-elle.

Source AFP